1. Requiem For A Dying Song
2. Paddy's Lament
3. Float
4. You Won't Make A Fool Out Of Me
5. Lightning Storm
6. Punch Drunk Grinning Soul
7. Us Of Lesser Gods
8. Between A Man And A Woman
9. On The Back Of A Broken Dream
10. Man With No Country
11. The Story So Far
♫♪♫
Drunken Lullabies, l'un des titres les plus festifs du combo
♫♪♫
Ce que j'en pense : Il ne sort qu'en Mars prochain mais il est déjà ici, un peu comme si le Père Noël jouait les prolongations. Le cinquième album des Flogging Molly, les Flog' pour les intimes et Dieu sait s'il en existe de par le globe, signe le retour en force des Rois du Folk Irlandais, sans aucun doute le meilleur groupe au monde d'Agro-Celt festif, qui suffirait presque à lui-seul à représenter dignement une scène passionnante et passionée, pour qui le sens de la fête est érigé en philosophie de vie.
Qu'il est loin le temps où Dave King et ses acolytes galèraient en écumant les bars sordides de Los Angeles à la recherche de quelques patrons libres, réceptifs et assez fous pour accueillir en leur antre une musique tout aussi fantasque et dingue. C'était il y a onze ans déjà, et bien que le succès des huit musiciens fut moins long que cela à se dessiner, on ne dira jamais assez combien le temps, concept humain impalpable et fuyant, confère à une formation toute la maturité nécessaire pour parvenir à délivrer des compos toutes aussi brillantes les unes que les autres, en l'occurrence à la fois emplies de démence et de passion pour déchaîner les foules, comme d'émotion pure à la faveur de laquelle les coeurs se mettent à battre plus fort. Flogging Molly n'a évidemment plus rien à démontrer de son potentiel créatif et de l'ivresse nostalgique qu'il déclenche chez tous les amateurs de Folk, eux qui sont devenus les porte-drapeaux d'un style qu'il ont contribué à façonner, à l'image des Pogues à leur époque, groupe Irlandais mythique dont l'influence n'a jamais parue aussi importante sur ce disque. Le groupe écrit donc son Histoire et par là-même celle d'un genre musical tout entier, de par ses prestations scéniques tout d'abord, fiévreuses et endiablées, de par ses opus cultissimes d'autre part, dont chacun est un hymne à la fête et à l'épicurisme.
Ce dernier album est donc typiquement ancré dans ce que la culture Irlandaise possède de meilleur, à savoir une musique prônant la joie de vivre et l'amour d'une Terre ancestrale. Les onze pistes oscillent toutes entre le désir profond de promouvoir la survie de traditions séculaires témoignant d'une identité culturelle richissime, et celui de faire fraterniser les gens ensembles autour de pintes de Guinness dont l'abus vertueux transforme irrésistiblement votre pire ennemi en camarade de beuverie parfaitement fréquentable le temps d'une soirée de folie. Rien de nouveau me direz-vous, les Flog' ayant pour habitude de foutre le feu sur chacune de leur galette. Oui, mais les uillean pipes, les bodhráin, les fiddles, flûtes, accordéons, mandolines et autres cistres tintent si joyeusement aux oreilles qu'on ne peut s'en lasser, surtout lorsque la voix de Dave, si typiquement teintée de celticisme, y colle parfaitement, rendant le résultat aussi imparable pour les canaux auditifs qu'un coup franc de Juninho en lucarne droite.
Le disque s'ouvre sur Requiem For A Dying Song, Folk-Punk qui donne d'instinct envie de lever le cul de sa chaise et de s'emparer de la première jolie rousse avinée venue pour la faire tournoyer dans ses bras. Le problème pour elle, si c'en est un, réside dans les centigrammes d'alcool roublard glissant dans ses veines qui ne lui feront pas réaliser sur l'instant que cette danse soudaine et impromptue avec un inconnu ne sera pas la dernière et que la nuit sera longue pour ses petits petons, Paddy's Lament se chargeant pour le coup de lancer les débats grâce à son rythme endiablé et sa liesse communicative. Comme la décence veut qu'un gentleman ménage une conquête féminine, fusse-t'elle d'un soir, on profitera de quelques morceaux plus doux et plus calmes, souvent acoustiques et sur lesquels l'émotion domine, pour calmer le jeu en se montrant plus insistant et plus délicat envers la demoiselle, et Float, chanson éponyme de la galette, pourra, avec un peu de chance, lui faire briller les yeux et faciliter le rapprochement des corps, tout comme Us Of Lesser Gods, assez nonchalante et dont le bercement sera propice à la première tentative de baiser donné à la gueuse. Between A Man And A Woman, bien plus Folk Rock cette fois-ci, ne sera pas inconnue aux fans du combo qui seront ravis d'entendre une toute nouvelle orchestration du titre, tandis que On The Back Of A Broken Dream paraît un poil plus Folk Américaine à l'oreille. Le rythme infernal est, me semble-t'il encore plus fougueux sur ce skeud que sur les précédents [ You Won't Make A Fool Out Of Me, Lightning Storm, Man With No Country, tout bonnement énormes et assurément mes préférées ], rendant chaque instant un temps soit peu posé plus solennel et mélancolique encore.
Si par hasard votre aspirante résistait encore à votre charme que la bière aura rendu passablement grossier, The Story So Far concluant le disque devrait cette fois définitivement lui faire rendre les armes, davantage par la sensation d'abandon total que ce mélange de furie de d'accalmie procure que par vos réels talents de dragueur du samedi soir. Mais l'essentiel étant de conclure, vous ne vous attarderez point sur ces tergiversations dénuées d'intérêt mais plutôt sur le décolleté généreux de votre rouquine du soir qui ne demandera qu'à être réchauffé.
Flogging Molly est et restera certainement à jamais mon groupe de Folk-Punk préféré, étant le seul à parvenir à allier furie mélodique unique et plages plus posées où les frissons parcourent le corps des pieds à la tête. Cet album n'est pas différent des précédents, il s'inscrit dans la formidable continuité du travail d'un groupe extraordinaire à qui je vous une admiration sans borne et que j'espère avoir la chance de voir un jour en Live. Du Bohneur en barre qui donne l'espoir une petite heure de vivre l'instant présent comme si plus rien n'importait. L'impression d'exister. Pour de bon. Que c'est bon de vivre.
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Drunken Lullabies, l'un des titres les plus festifs du combo
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Ce que j'en pense : Il ne sort qu'en Mars prochain mais il est déjà ici, un peu comme si le Père Noël jouait les prolongations. Le cinquième album des Flogging Molly, les Flog' pour les intimes et Dieu sait s'il en existe de par le globe, signe le retour en force des Rois du Folk Irlandais, sans aucun doute le meilleur groupe au monde d'Agro-Celt festif, qui suffirait presque à lui-seul à représenter dignement une scène passionnante et passionée, pour qui le sens de la fête est érigé en philosophie de vie.
Qu'il est loin le temps où Dave King et ses acolytes galèraient en écumant les bars sordides de Los Angeles à la recherche de quelques patrons libres, réceptifs et assez fous pour accueillir en leur antre une musique tout aussi fantasque et dingue. C'était il y a onze ans déjà, et bien que le succès des huit musiciens fut moins long que cela à se dessiner, on ne dira jamais assez combien le temps, concept humain impalpable et fuyant, confère à une formation toute la maturité nécessaire pour parvenir à délivrer des compos toutes aussi brillantes les unes que les autres, en l'occurrence à la fois emplies de démence et de passion pour déchaîner les foules, comme d'émotion pure à la faveur de laquelle les coeurs se mettent à battre plus fort. Flogging Molly n'a évidemment plus rien à démontrer de son potentiel créatif et de l'ivresse nostalgique qu'il déclenche chez tous les amateurs de Folk, eux qui sont devenus les porte-drapeaux d'un style qu'il ont contribué à façonner, à l'image des Pogues à leur époque, groupe Irlandais mythique dont l'influence n'a jamais parue aussi importante sur ce disque. Le groupe écrit donc son Histoire et par là-même celle d'un genre musical tout entier, de par ses prestations scéniques tout d'abord, fiévreuses et endiablées, de par ses opus cultissimes d'autre part, dont chacun est un hymne à la fête et à l'épicurisme.
Ce dernier album est donc typiquement ancré dans ce que la culture Irlandaise possède de meilleur, à savoir une musique prônant la joie de vivre et l'amour d'une Terre ancestrale. Les onze pistes oscillent toutes entre le désir profond de promouvoir la survie de traditions séculaires témoignant d'une identité culturelle richissime, et celui de faire fraterniser les gens ensembles autour de pintes de Guinness dont l'abus vertueux transforme irrésistiblement votre pire ennemi en camarade de beuverie parfaitement fréquentable le temps d'une soirée de folie. Rien de nouveau me direz-vous, les Flog' ayant pour habitude de foutre le feu sur chacune de leur galette. Oui, mais les uillean pipes, les bodhráin, les fiddles, flûtes, accordéons, mandolines et autres cistres tintent si joyeusement aux oreilles qu'on ne peut s'en lasser, surtout lorsque la voix de Dave, si typiquement teintée de celticisme, y colle parfaitement, rendant le résultat aussi imparable pour les canaux auditifs qu'un coup franc de Juninho en lucarne droite.
Le disque s'ouvre sur Requiem For A Dying Song, Folk-Punk qui donne d'instinct envie de lever le cul de sa chaise et de s'emparer de la première jolie rousse avinée venue pour la faire tournoyer dans ses bras. Le problème pour elle, si c'en est un, réside dans les centigrammes d'alcool roublard glissant dans ses veines qui ne lui feront pas réaliser sur l'instant que cette danse soudaine et impromptue avec un inconnu ne sera pas la dernière et que la nuit sera longue pour ses petits petons, Paddy's Lament se chargeant pour le coup de lancer les débats grâce à son rythme endiablé et sa liesse communicative. Comme la décence veut qu'un gentleman ménage une conquête féminine, fusse-t'elle d'un soir, on profitera de quelques morceaux plus doux et plus calmes, souvent acoustiques et sur lesquels l'émotion domine, pour calmer le jeu en se montrant plus insistant et plus délicat envers la demoiselle, et Float, chanson éponyme de la galette, pourra, avec un peu de chance, lui faire briller les yeux et faciliter le rapprochement des corps, tout comme Us Of Lesser Gods, assez nonchalante et dont le bercement sera propice à la première tentative de baiser donné à la gueuse. Between A Man And A Woman, bien plus Folk Rock cette fois-ci, ne sera pas inconnue aux fans du combo qui seront ravis d'entendre une toute nouvelle orchestration du titre, tandis que On The Back Of A Broken Dream paraît un poil plus Folk Américaine à l'oreille. Le rythme infernal est, me semble-t'il encore plus fougueux sur ce skeud que sur les précédents [ You Won't Make A Fool Out Of Me, Lightning Storm, Man With No Country, tout bonnement énormes et assurément mes préférées ], rendant chaque instant un temps soit peu posé plus solennel et mélancolique encore.
Si par hasard votre aspirante résistait encore à votre charme que la bière aura rendu passablement grossier, The Story So Far concluant le disque devrait cette fois définitivement lui faire rendre les armes, davantage par la sensation d'abandon total que ce mélange de furie de d'accalmie procure que par vos réels talents de dragueur du samedi soir. Mais l'essentiel étant de conclure, vous ne vous attarderez point sur ces tergiversations dénuées d'intérêt mais plutôt sur le décolleté généreux de votre rouquine du soir qui ne demandera qu'à être réchauffé.
Flogging Molly est et restera certainement à jamais mon groupe de Folk-Punk préféré, étant le seul à parvenir à allier furie mélodique unique et plages plus posées où les frissons parcourent le corps des pieds à la tête. Cet album n'est pas différent des précédents, il s'inscrit dans la formidable continuité du travail d'un groupe extraordinaire à qui je vous une admiration sans borne et que j'espère avoir la chance de voir un jour en Live. Du Bohneur en barre qui donne l'espoir une petite heure de vivre l'instant présent comme si plus rien n'importait. L'impression d'exister. Pour de bon. Que c'est bon de vivre.
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1 comments:
c 'est fun!
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